La notion de risque

 

Le risque naturel se définit comme le croisement de l’aléa (caractéristiques du risque) et de la vulnérabilité ou enjeux (notion socio-économique représentant l’occupation des sols et leur tolérance aux risques).

 

 Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

 

 

 

 

Risques naturels

Le territoire du bassin versant de l’étang de l’Or est particulièrement sensible aux risques naturels avec sur la partie Nord essentiellement les feux de forêt et sur l’ensemble du territoire en particulier sur la plaine et la zone littorale le risque d’inondation et submersion marine.


Un territoire vulnérable

Le bassin de l’Or, concentre une population de 140 000 habitants permanents, une activité économique et agricole importante, des paysages et une biodiversité exceptionnelle qu’il convient de préserver.

Risques Incendie

Plusieurs incendies ont touché les communes du Nord du bassin versant :
- 1989 où 1835 Ha de forêts ont été détruits
- 2010 où 2544 Ha ont été détruits ce qui représente le plus grand feu recensé dans l’Hérault depuis 1973.

Risques Inondation et submersion marine

Les épisodes pluvieux intenses propres au climat méditerranéen induisent des risques de débordement des cours d’eau, de ruissellement pluvial et de remontée de nappes phréatiques, risques accrus par la densité du réseau hydrographique du bassin. La relation étroite de ce territoire avec la mer lui confère d’autre part une vulnérabilité face au risque de submersion marine (tempêtes, montée du niveau de l’étang).

Phénomènes marquants
Le bassin versant de l’Etang de l’Or a déjà été confronté à plusieurs épisodes d’inondation d’origines multiples (crues rapides, débordements des cours d’eau, montée des eaux de l’étang et du canal, submersion…) : 1979 : tempête et submersion, 7 et 8 Novembre 1982, Octobre 1987, Janvier 1988, Automne 1994, Hiver 1997 (tempête), Décembre 2002 : Crue du Vidourle, Sept. et Déc. 2003 : plus hautes montée des eaux sur le pourtour de l'étang, 2005 (coup de mer) et 2008, 4 février 2009, 29 septembre 2014, 28 novembre 2014 (tempête) et plus récemment 23 août 2015.


Cliquez sur l'image pour agrandir

Facteurs d'aggravation
Plusieurs facteurs contribuent à l’augmentation des risques. En particulier, l’urbanisation qui induit une plus forte imperméabilisation des sols peut aggraver le risque si elle n’est pas compensée par des mesures spécifiques comme la réalisation de bassins de compensation dans de nouveaux quartiers. Le nombre important d’infrastructures orientées Est – Ouest et perpendiculaires nuit à l’écoulement naturel des cours d’eau bien que ces infrastructures sont étudiées pour garantir une transparence hydraulique.

Prévenir et gérer le risque d’inondation

Les PPRi - Plan de prévention des risques d’inondation

Une politique de gestion du risque d’inondation doit pouvoir s’appuyer sur une réglementation de l’occupation du sol adaptée, permettant de ne pas augmenter la vulnérabilité en zone inondable. Le PPRi y répond globalement. C’est un document prescrit et approuvé par le Préfet de Département.Les PPRi de toutes les communes du bassin versant de l’Or sont approuvés à l’exception de ceux de Baillargues et de Saint Brès qui sont prescrits. Néanmoins, il est à noter que, sur la partie littorale, tous les PPRi ne prennent pas encore en compte la montée du niveau marin (révision à venir des PPRi de Pérols et Mauguio pour intégrer le risque littoral).

Les Plan Communaux de Sauvegarde (PCS)

Les communes dotées d’un PPRI sont dans l’obligation de réaliser un PCS afin de prévoir et d'assurer les démarches de gestion de crise. Il s’agit de définir et de tester au préalable, une organisation communale de crise permettant d’anticiper au mieux les évènements, de prévenir et d’informer les populations concernées, de répondre avec les moyens recensés et mobilisables aux besoins des personnes sinistrées.

Sur le bassin de l’Or, 28 des 32 communes disposent à ce jour d’un PCS finalisé, en cours d’élaboration ou de mise à jour, 2 communes doivent encore engager leur PCS et 2 autres sont concernées par une mise à jour réglementaire (PCS antérieur à 2010). Voir aussi cartographie à la rubrique "Observatoire" >

Concernant la partie sensibilisation par le biais de la réalisation des DICRIM, la proportion s’inverse avec seulement 12 DICRIM réalisés ou en cours. Dans le cadre de sa mission d’animation du PAPI et en lien avec la Préfecture, le Symbo propose d’accompagner les communes pour la réalisation de leur PCS et DICRIM.

 

Les ouvrages de protection

Les digues
Il s’agit de la mesure de protection principale historiquement mise en place sur le bassin versant. Ces digues ne sont pas dimensionnées pour contenir des crues exceptionnelles (>100 ans). Au départ, ces digues étaient érigées principalement pour l’agriculture, alors qu’aujourd’hui, elles servent, pour certaines d'entre elles, à la protection des habitations (certaines maisons sont à moins de 1 m des digues).


Les bassins de compensation
Les bassins de compensation (Liés à la rubrique 2150 du R214-1 du Code de l'Environnement) ont pour but de recréer le comportement naturel de la zone aménagée avant qu’elle soit imperméabilisée. Ces bassins ont un rôle de stockage des écoulements pendant l’épisode pluvieux, avec un relargage très lent dans le milieu pour éviter de rejeter un fort débit dans des ruisseaux déjà en crue. Ces bassins ne doivent donc pas être situés dans les zones inondables (recensées dans les PPRI ou autres).

Les bassins d’écrêtement
Les bassins d’écrêtement (Liés aux rubriques 3110 et 3220 du R214-1 du Code de l'Environnement) ont un but de ralentir des écoulements naturels afin de protéger une zone à enjeux située à l’aval. Ces bassins sont donc situés en zone inondable avec un débit entrant supérieur au débit sortant pour tamponner le pic de la crue. Sur le territoire du Symbo, il n’en existe actuellement qu’un seul, à Lunel, qui se sert du canal BRL pour stocker les apports provenant de l’amont.

 

Le Symbo et ses partenaires se sont engagés depuis 2012 dans une démarche d'élaboration d'un Programme d'actions de prévention des inondations (PAPI) qui s’est traduite par la labellisation au niveau national d’un programme d’études pour la période 2014-2016. Voir la rubrique PAPI >

 

 

 

 

 

 

Réalisation : Grafibox.net