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L’assainissement urbain (pluvial, collectif, non collectif)

L’assainissement urbain (pluvial, collectif, non collectif)

Poursuivre la réduction des pollutions d’origine urbaine

Afin de préserver ou de reconquérir le “bon état” des rivières et de l’étang de l’Or, les acteurs locaux se mobilisent pour réduire toutes formes de pollutions. L’étang de l’Or est sous l’influence de son bassin versant de 410 km² et notamment des nombreuses activités humaines qui s’y exercent et qui génèrent :
→ une augmentation de l’urbanisation pouvant être à l’origine de destruction directe d’habitats (comblement de zones humides) ou encore de leur fragmentation par la construction d’infrastructures de transport ;
→ des pollutions multiples, polluants qui s’accumulent dans la lagune : détergents, pesticides ; en particulier les matières nutritives, azote, phosphore, apportées en trop grande quantité à l’étang entraînent un enrichissement des eaux de l’étang.

Les pollutions diffuses dont fait partie le ruissellement urbain constituent l’une des plus importantes sources de pollution des cours d’eau et du milieu naturel. Des bilans comparatifs des flux d’azote et de phosphore en témoignent (estimations réalisées par le Cepralmar puis mises à jour lors du diagnostic du Symbo en 2012). La part relative correspondant aux stations d’épuration, encore prédominante il y a une douzaine d’années, a fortement baissé suite aux investissements réalisés par les collectivités à l’occasion du Contrat de Baie (2003-2007).

En effet, ce sont les communes et/ou les intercommunalités du territoire qui sont chargées de la gestion de l’assainissement urbain et qui s’engagent depuis de nombreuses années pour en minimiser les impacts. Cet engagement est toujours d’actualité et doit être poursuivi, comme en témoignent les objectifs et actions inscrits dans le contrat de bassin versant (voir la page sur le contrat du Bassin de l’Or)

Les ruissellements urbains et l’assainissement pluvial

La gestion des eaux pluviales, à savoir la maîtrise du ruissellement et des contaminants qu’il transporte vers les milieux aquatiques, constituent un enjeu fort identifié sur le territoire dans le cadre du diagnostic de bassin versant. Ces risques sont en effet souvent mal connus ou mal identifiés et insuffisamment pris en compte dans les documents d’urbanisme et dans les décisions d’aménagement du territoire.

Ces eaux de ruissellement des eaux pluviales parviennent aux rivières par de multiples points de rejets qui ne sont pas répertoriés à l’échelle de chacun des cours d’eau ou du bassin versant. Sur le Bassin de l’Or, l’élaboration de plans de gestion des rivières ainsi que des actions sur l’assainissement pluvial permettent de répondre à cet enjeu et de pouvoir agir pour la protection des milieux aquatiques.

Le ruissellement urbain représente une part importante de l’apport en azote et phospore sur le territoire (environ 38% du phosphore total selon la mise à jour du Défi Eutrophisation réalisée dans le diagnostic du Symbo en 2012) du fait de l’urbanisation et de l’augmentation des surfaces imperméabilisées. Il apparait donc important de prendre en compte la qualité des eaux qui ruissellent depuis nos espaces urbanisés vers nos espaces naturels.

Contrairement à l’estimation des apports ponctuels comme peuvent l’être les rejets de l’assainissement collectif (stations d’épuration), l’estimation des apports diffus est rendue difficile par le fait qu’ils ne sont pas localisés en un endroit précis du bassin versant. En outre, leur transfert aux milieux aquatiques sont fortement dépendants des épisodes pluvieux.

Les stations d’épurations pour l’assainissement collectif

La lagune et les cours d’eau de son bassin versant ont fait l’objet de déclassements à plusieurs titres et n’atteignent pas le “bon état” visés pour ces milieux aquatiques. En effet, l’étang de l’Or présente en particulier un fort taux d’eutrophisation, dû à une concentration en azote et phosphore trop importante (voir la page Suivi de la lagune“), caractérisé par une surabondance de microalgues et la formation de cascails qui empêchent la biodiversité de se développer. L’objectif est donc de réduire la quantité de nutriments (phosphore, azote dont font partie les nitrates) qui parviennent jusqu’aux eaux de l’étang de l’Or.

Bien que la réhabilitation des stations d’épuration du territoire fut l’une des actions phares du contrat de Baie de 2003-2007, il reste encore des secteurs dont la réhabilitation est en cours ou en projet. Un meilleur abattement des rejets urbains permettrait d’améliorer la qualité de l’eau de l’étang et ainsi de répondre aux enjeux de préservation des habitats connectés à l’étang (Directives Oiseaux, Habitats, périmètre Natura2000…) ainsi qu’aux objectifs d’atteinte du Bon État des rivières et de l’étang souhaités par les acteurs locaux, l’Agence de l’Eau et l’Europe. Il s’agit de traiter au mieux les eaux usées avant rejet dans le milieu naturel et transfert vers les milieux aquatiques : cela concerne donc le traitement réalisé par la station d’épuration elle-même mais aussi la réalisation d’éventuels aménagements prévus immédiatement en aval (auto-épuration, par exemple par une zone de rejet végétalisée). Ainsi, les collectivités locales travaillent à améliorer l’ensemble du système d’assainissement collectif (y compris les réseaux) dans l’optique de poursuivre la réduction des impacts sur les milieux naturels et la qualité de l’eau en général.

Les rejets de l’assainissement non collectif

Les communes et/ou intercommunalités mettent en place un Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC) pour conseiller et accompagner les particuliers dans la mise en place de leur installation d’assainissement autonome, ainsi que contrôler leur conformité. La perméabilité et l’aptitude des sols à l’assainissement non collectif sont définies dans le cadre de la définition des zonages d’assainissement (en application des dispositions réglementaires). Le diagnostic du Bassin de l’Or a mis en évidence qu’il n’existe pas de vision d’ensemble de cette problématique, ni de vision de détail des points noirs identifiés à l’échelle du bassin versant. Le contrat du Bassin de l’Or prévoit une action de rapprochement entre les différents SPANC afin d’apporter cette vision d’ensemble et d’être en mesure de fournir une estimation de l’enjeu représenté par ces rejets non collectifs, disséminés sur le territoire.

AVERTISSEMENT : PAGE EN COURS DE CONSTRUCTION – MERCI DE VOTRE COMPREHENSION

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