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Réduction des pollutions

Réduction des pollutions

En tant qu’Etablissement Public Territorial du Bassin de l’Or, le Symbo est chargé de plusieurs missions dont celle d’assurer une animation et une concertation locale pour mieux gérer et protéger les ressources en eau et les milieux aquatiques de ce bassin versant.

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Agro-environnement

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“Entre terre, eau et vivant. Des agriculteurs s’engagent sur le Bassin de l’Or” : à voir ici sur notre site et à diffuser dans votre entourage !

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Des substances qui polluent l’eau 

 Sur le Bassin de l’Or, le bon état de la ressource en eau potable et des milieux aquatiques est notamment menacé par un excès de matières organiques ou de nutriments : ces substances, indispensables au développement de la vie, deviennent des polluants dès lors que leur trop grande quantité provoque des déséquilibres. C’est le cas en particulier des nitrates qui sont en concentrations très élevées dans nos nappes souterraines et aux embouchures des cours d’eau alimentant l’étang de l’Or. Conséquences : nos eaux souterraines les plus touchées doivent parfois être traitées ou mélangées à d’autres pour rester potables, et notre lagune est envahie par les microalgues qui prolifèrent grâce aux excès de nutriments, au détriment des herbiers aquatiques.

 Les pollutions sur le Bassin de l’Or proviennent également des produits phytosanitaires, appelés aussi pesticides, utilisés pour détruire les herbes, insectes, champignons ou autres organismes indésirables. . Certains de ces pesticides sont retrouvés en quantités résiduelles dans nos masses d’eau. La présence de ces résidus dans nos eaux souterraines oblige parfois à effectuer des traitements coûteux pour pouvoir ensuite distribuer l’eau dans les réseaux potables. Ces produits sont également identifiés dans nos rivières et dans l’étang de l’Or, avec des impacts probables sur la faune et la flore.

 Quel que soit le type de polluant, l’action à mener pour un retour à une bonne qualité de l’eau consiste à empêcher que de telles substances parviennent dans nos eaux souterraines, nos rivières et l’étang de l’Or.

 © D. Charron, le Toit à Vaches

« Les pollutions diffuses »

 

On parle de pollutions diffuses lorsque la pollution est engendrée par une multitude de sources difficilement identifiables car très dispersées dans l’espace et dans le temps.Notre bassin versant est sujet aux pollutions diffuses issues des pratiques agricoles (fertilisation, traitements phytosanitaires) et des pratiques non agricoles (ruissellement pluvial, transports, jardins, espaces verts…). Par opposition, des sources de substances polluantes en des points précis et facilement identifiables, comme par exemple un rejet de station d’épuration des eaux urbaines, sont appelées « pollutions ponctuelles ».

Mobilisation de la profession agricole

Sur le Bassin de l’Or, des coteaux abritant vignes à la plaine parsemée de productions diversifiées, jusqu’aux pâturages du bord de l’étang de l’Or, l’agriculture est omniprésente. Vitale pour notre territoire, elle n’en est pas moins source de substances pouvant potentiellement polluer nos ressources en eau potable et nos milieux aquatiques. Le nécessaire engagement de la profession agricole pour préserver ou reconquérir la qualité de l’eau et notre patrimoine naturel est en cours, et doit se développer.

 Le Symbo et la Chambre d’agriculture de l’Hérault  ont établi des partenariats depuis de nombreuses années afin de réduire l’impact des cultures sur l’eau et la biodiversité. De plus, les collectivités membres du Symbo se sont de plus en plus impliquées dans des démarches agro-environnementales au cours de la dernière décennie. La cohésion entre ces différentes actions s’est notamment manifestée lors de la réalisation du Projet Agro-Environnemental et Climatique du Bassin de l’Or (PAEC), puis de la sortie d’un film de 10 minutes en 2019.

Les agriculteurs du Bassin de l’Or ont eu la possibilité de souscrire des contrats environnementaux ouvrant droit à des indemnités à l’hectare. Ces contrats les ont engagés à respecter pendant cinq ans des pratiques pour mieux protéger l’eau et la biodiversité. Dans le cadre du PAEC du Bassin de l’Or (2015-2017), 31 exploitants agricoles ont souscrit une ou plusieurs de ces mesures, engageant ainsi environ 1600 hectares de cultures dans des pratiques agroenvironnementales.

Film produit par le Symbo, cofinancé par l’Agence de l’Eau, et réalisé par Océanides-Production.
Sur certains navigateurs web, l’aperçu vidéo n’est pas pris en charge : voici le lien direct vers la vidéo.

Les subventions publiques environnementales dédiées aux activités agricoles peuvent également financer des investissements dans du matériel ou des infrastructures. Entre 2015 et 2019, les agriculteurs du Bassin de l’Or ont investi plus d’un million d’euros dans du matériel éligible en raison de leur intérêt environnemental, soutenus pour moitié par des financements publics (525 k€, attribués par l’Agence de l’Eau et l’Europe principalement). Ces nouveaux outils permettent de modifier les pratiques culturales et de réduire les pollutions diffuses.

 Des investissements pour la création d’infrastructures ont aussi été subventionnés ces dernières années. C’est le cas de deux caves viticoles qui prévoient de réutiliser leurs effluents de vinifications pour fertiliser leurs vignes. C’est également le cas d’aires sécurisées dédiées au lavage des pulvérisateurs de produits phytosanitaires, qui garantissent l’absence de rejet dans l’environnement. Cela réduira d’autant les pollutions ponctuelles causées par ces pesticides lessivés lors du nettoyage du matériel.

Mieux traiter les eaux usées urbaines

 

Très attractif, notre bassin versant voit sa population augmenter d’année en année. Les villes et villages du Bassin de l’Or génèrent des pollutions potentielles, telles que des apports importants de matières organiques, d’azote et de phosphore.

 D’une part, les eaux usées domestiques rejoignent les réseaux d’assainissement collectif et les stations d’épurations. Bien que ces stations aient pour rôle de traiter ces eaux avant rejet dans le milieu naturel, il n’existe pas de traitement absolu : plus la population est importante et plus la pollution ponctuelle dans le milieu récepteur le sera également. D’autre part, les eaux qui ruissellent sur les surfaces imperméabilisées se chargent en divers polluants avant de rejoindre les réseaux d’évacuation des eaux pluviales.

La modernisation des stations d’épuration a été l’objectif phare du Contrat de Baie (2003-2007) qui a permis l’obtention de subventions et la réalisation de travaux sur les années qui ont suivi. Le traitement de nos eaux usées est désormais très performant. Les objectifs et subventions du Contrat du Bassin de l’Or (2015-2019) ont aussi ciblé la réhabilitation de réseaux d’assainissement collectif dégradés ainsi qu’un projet de réutilisation d’eaux usées traitées (actuellement à l’étude).

Certaines habitations isolées, ou certaines entreprises rejetant des polluants particuliers, ne sont pas connectées au réseau d’assainissement collectif : elles sont alors dans l’obligation de s’équiper d’un système d’assainissement autonome.

Au sujet des pollutions issues du ruissellement des eaux pluviales sur les surfaces urbanisées, le Symbo a réalisé une étude (Sepia, 2017) qui a précisé les flux potentiels des polluants (nutriments, métaux, hydrocarbures) charriés par ces eaux de pluies. Cette étude a permis également de proposer une série de recommandations pour l’avenir afin de réduire ces pollutions diffuses. L’une des solutions est de ralentir les transferts et de maximiser l’autoépuration de l’eau par infiltration dans des sols végétalisés.

Les eaux pluviales sont également susceptibles de transporter d’éventuels résidus de traitements herbicides depuis des zones urbanisées traitées vers les nappes souterraines ou les zones naturelles à préserver. La réduction de ces usages est en cours sur le Bassin de l’Or (voir la page Vert Demain).